Céline & Jérémy

par roqueeva  -  30 Juin 2014, 09:02  -  #Brésil

Céline & Jérémy

Il est passé à deux doigts de la censure. J'ai beau l'aimer ce garçon, y'a un truc entre nous qui passe pas. Or, il a réussi par une escroquerie rédactionnelle à faire un billet d'humeur sur ce "truc qui passe pas".

 

Jérémy est fan de Céline Dion.

Mais réellement. 

Moi pas. 

J'ai essayé d'écouter. Je suis allée la voir en concert à Bercy (je ne me souviens que de la première partie assurée par Michael Grégorio). Jérémy m'a traînée pour visionner un documentaire. Super bien fait. Evidemment j'ai appris plein de choses pendant que lui connaissait tout par coeur.

Ce n'est pas que je n'aime pas. Non. Ce serait mentir.

Mais suis pas fan. Je le serai jamais.

Alors que Jérémy... 

 

Avec Jérémy, on partage - entre autres - le même bureau. Et parfois, je l'entends chantonner. Juste pour m'embêter. Suis polie. Et moi, je ris.

Je n'imaginais pas qu'il parviendrait à ça... Ecrire sur le foot en pensant à Céline Dion.

Respect.

Eva

 

Le jour où j’ai été réconcilié avec le foot

 

 

J’aime pas le foot. Mais j’aime Céline Dion. Je crois que c’est un secret pour personne (ou presque). 

 

19 juin 1999. J’ai 12 ans (presque 13). Ce soir là, ELLE est au Stade de France.

Le « temple des champions du monde » comme on l’appelait encore à l’époque.

« Bordel, ils nous saoulent avec le foot. » Ca, c’est ce que je me dis à l’époque, vous aurez compris. 

 

Première chanson : ELLE est belle et se lance dans « Let’s talk about love ». Voix de ouf, choeur d’enfants… Bref, tout ce que j’adore. Combinaison blanche, ça pulse ! Bah ouais les gars, on est dans les années 90 quoi !

 

Deuxième chanson, troisième… Speech. « Si c’était vous qu’étiez ici l’an dernier, j’peux comprendre pourquoi la France a remporté la Coupe du monde, vous les avez transportés ça s’est sûr ! » Voilà qu’elle s’y met, ELLE aussi. Bon, je suis content. C’est ELLE. 

 

Le spectacle continue. Je suis devant ma télé (le 22 juin en fait sur TF1 car ce n'était pas en direct) et tout émoustillé (parce qu’elle avait annulé le concert de Lyon auquel je devais aller. Je ne lui ai jamais vraiment pardonné d’ailleurs, sachez-le). Les tubes s’enchaînent. Oui, ELLE n’a que des tubes à son actif.

 

Et là, que vois-je ? Une robe bleue, longue, des bandes blanches et rouges, un coq doré surmonté d’une étoile. ELLE n’a pas osé ? Marre du foot.

 

Il faut savoir qu’à l’époque, le foot pour moi c’est… Un truc que mon père regarde, qui monopolise la télé le samedi et m’empêche de regarder « Les années tube » et « Tapis Rouge » ! On s'refait pas. 

 

Je reprends… Elle arrive donc avec son maillot haute couture aux couleurs de l’équipe de France. Transe dans le stade. Sont chauvins ces Français ! Transe sur mon canapé aussi, j’avoue. Parce qu’en fait, j’vous ai pas tout dit.

 

Le jour où j’ai été réconcilié (brièvement) avec le foot, c’était pas le 19 (ou 22) juin 1999. Non, c’était bien évidemment le 12 juillet 1998. J’ai même sauté de joie. Et crié. Et chanté. Et c’était pas une chanson d’ELLE…

 

Jérémy (@jeremyparayre)

 

Comme Jérémy, si ce 12 juillet 98 vous a marqués (en bien, en mal, avec des rires, des pleurs, des "je me fous totalement du foot" et autres sentiments), envoyez moi quelques lignes. Journée spéciale 98 à venir. Je compte sur vous. Eva