Le Tour de France, c'est...

par roqueeva  -  23 Juillet 2015, 16:15

Le Tour de France, c'est...

Le Tour de France, c'est : 

1. un sport de cons. C'est pas moi qui le dis. C'est Coluche. Mais je ne suis pas loin de le penser. D'abord, parce que le vélo, c'est pas franchement mon truc (souvenir pour ceux qui ne connaissent par l'anecdote à lire ici). Et parce que j'en ai marre des gens qui trouvent les adeptes du running débiles. Pédaler pendant trois semaines est aussi con que courir pendant une heure ou taper dans un ballon pendant 90 mn. Nous voilà donc tous dans la même catégorie. Enfin... ceux qui pratiquent une discipline sportive (autre que celle qui se déroule dans une chambre. Ou dans la cuisine. Ou dans une piscine quand les derniers invités du barbecue sont partis... BON. VOUS VOYEZ OU PAS ?)

 

2. un très bon somnifère. Naturel en plus, ce qui relève de l'exploit quand on parle de cyclisme. J'ai beau essayer, je ne tiens pas plus de 15 mn devant le Tour (et même si les images sont très très jolies). C'est comme la Formule 1, Star Wars et Le Seigneur des anneaux. 15mn et je sombre. J'ai parfaitement conscience que je viens de perdre la moitié de mes lecteurs (soit deux personnes) en disant cela. Mais c'est la vérité, je vous la dois.

 

3. un moyen de visiter la France. C'est que disait ma grand-mère. Moi, j'en sais rien puisque je dors (voir le point 2). Mais dans ses yeux, je la voyais voyager, à demi allongée sur le canapé du salon plongé dans la pénombre due aux volets entrebâillés pour éviter le cagnard. Elle aimait découvrir ces villages, les histoires de ces patelins et autres monuments. Bercée par la voix de Jean-Paul Ollivier (oui, c'était déjà lui).

 

4. mon grand-père. Et ce lointain souvenir auprès de lui. Je ne dormais pas à l'époque. J'essayais de comprendre. Oui, comprendre. Comment ce sport individuel se courait en équipe. Pourquoi certains se sacrifaient pour d'autres. Pourquoi les sprinteurs ne gagnaient pas le Tour. Et le regard bleu de mon grand-père suivant chaque instant de cet événement dans un silence quasi religieux.

 

Dimanche, pour la première fois de ma vie, je serai sur les Champs-Elysées. Un sprint final sous mes yeux. Je ne dormirai pas. J'observerai chaque détail. En pensant à eux. 

 

PS 1. Je n'ai toujours pas compris une seule stratégie de ce sport de cons.

PS 2. Quand je dis que je ne dormirai pas dimanche, c'est sous réserve ne pas être victime brutalement de narcolepsie.