Rencontres avec...

par roqueeva  -  12 Juillet 2015, 10:32

Rencontres avec...

"Ca te dirait une chronique littéraire pendant l'été ? L'idée est de donner quelques idées de lectures aux auditeurs, et de réaliser des entretiens avec les auteurs. Une sélection de livres de poche à mettre dans le sac de plage..." - Nicolas Escoulan, directeur de la rédaction.

 

D'après vous, j'ai dit quoi ? (plusieurs réponses possibles)

A. Faut que je réfléchisse.

B. C'est payé combien ?

C. Oui !

D. Tu m'as pris pour Bernard Pivot ou quoi ?

E. Je sais pas lire...

F. Génial ! Superqualifragilistic ! Je te kiffe !

 

Il restait plus qu'à :

- choisir la sélection avec l'équipe de Pocket

- lire

- faire des fiches

- organiser les interviews

- préparer les interviews

- stresser à l'idée de recevoir des auteurs, en pensant que c'étaient des gens qui vivaient dans une chambre de bonne sans jamais sortir et qui passaient leur temps à écrire, écrire, écrire. En gros : des femmes et des hommes asociaux qui ont absolument pas envie de venir parler derrière un micro.

- recevoir  les dits auteurs

- enregistrer des entretiens de 20mn pour n'en garder que trois minutes (merci Philippe Battisteli qui a assuré de main de maître le montage)

- sélection les propos

- construire les chroniques

- les enregistrer

- réécouter

- recouper

- re-réécouter

Stop. Attendre la diffusion. Avec un petit truc dans le ventre. Parce que vous avez envie d'offrir 3 minutes intéressantes aux auditeurs. Parce que vous voulez respecter la paroles des auteurs.  Et donner envie au plus grand nombre de lire.

Certains d'entre vous ont peut-être déjà entendu la chronique joliment intitulée Plages de lecture.

D'autres pas. Vous serez punis. Fouettés.

Reste un mystère à éclairer. Les auteurs sont-ils ces étranges êtres que j'imaginais ?

Alors, pour vous, et vous seuls, fidèles du blog, je me devais de vous raconter les coulisses de ces rencontres au gré de la diffusion des pastilles.

 

Qui êtes vous Franck Thilliez ?

La chronique, c'est ça...

 

 

 

 

Il fait très chaud dehors. On se réfugie vite dans le studio. Franck Thilliez m'a fait flippée avec son polar Puzzle. Une chasse aux trésors qui finit mal dans un hôpital psychiatrique désaffecté niché dans les Alpes (résumé très résumé).

Je me dis que le type doit pas être très clair. Et un peu sombre. Qu'il pourrait même me trucider dans le studio...

Pauvre idiote.

Le garçon, ancien ingénieur en informatique, arrive avec un immense sourire. L'homme est affable. Bavard comme j'aime. Heureux de parler de son livre, de son métier. On a parlé télé. Non, ce n'est pas une obsession chez moi. Franck Thilliez est aussi scénariste et on lui doit les dialogues d'Alex Hugo, un téléfilm pour France 2 avec Samuel Le Bihan. On a parlé jeux vidéos. De ses relations amicales avec les autres auteurs de polar. De ses lecteurs. De ses lectrices. De Pandémia, son nouveau roman. Des manuscrits qu'il conserve dans ses tiroirs. Et ce fut délicieux. De ces rencontres que vous poursuivriez bien à la terrasse d'un café.

 

Qui êtes vous Agnès Ledig ?

La chronique, c'est ça...

Il fait toujours aussi chaud. On s'est retrouvé au café quelques minutes avant. Agnès Ledig était venue exprès à Paris pour l'interview. Je savais peu de choses d'elle : sage femme, elle a commencé à écrire au chevet de son petit garçon atteint d'une leucémie. Des tas de mots pour donner aux proches des nouvelles de son fils. Quand il est décédé, le professeur qui s'était occupé de lui, a tout lu. Et a conseillé à Agnès Ledig de poursuivre, parce qu'avec ses phrases elle "faisait du bien "aux gens.

Et elle l'a fait.

Son roman Juste avec le bonheur n'est pas une autobiographie. C'est une ode au bonheur. Un bout de vie que l'on avale sans retenu. Un condensé d'émotions. De sourires. De larmes. Une ultrasensibilité.

Le visage d'Agnès Ledig porte tout ça. Cette histoire, ce feu d'artifice de sentiments, une extrême douceur et une joie de vivre transmissible. Une femme sage.

Bon, dans le studio, on a parlé. Beaucoup. Deux vraies filles. On a ri. Piaillé. Evoqué l'écriture du livre, ce bout de chocolat qu'elle s'offre quand elle écrit, la musique qu'elle écoute, la future adaptation pour la télé ou le ciné (mon petit doigt me dit que c'est pour bientôt...).

J'ai embarqué Agnès pour une visite rapide de la radio. Tout en discutant du statut des sages-femmes.

En un mot Agnès Ledig, c'est un... sourire.

 

A la semaine prochaine pour deux autres rencontres avec...

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Philippe 12/07/2015 13:59

F, B, mais E. J'ai bon ?

Eva 12/07/2015 14:01

mystère...

Jérôme 12/07/2015 13:07

Bonjour Eva,

Je pense que tu as répondu, dans l'ordre : CABDEF. Cela ne veut absolument rien dire (encore qu'Yves serait capable de trouver une traduction du Haut-Poitou au Moyen-Âge) mais c'est pas grave.
Voilà.
Des bises.
PS : tu ne peux pas être Bernard Pivot puisqu'il est supporter de l'AS St Etienne. Et puis je n'ai jamais fait la bise à Bernard Pivot ; alors qu'à toi, oui.

Eva 12/07/2015 13:13

Tu ne connais pas le sens du mot CABDEF ? Suis déçue... Je te dirai ce que ça veut dire quand on se voit :-)