Nuits blanches pour JO exaltants

par roqueeva  -  20 Août 2016, 08:00

Nuits blanches pour JO exaltants

Elisabeth était déjà dans notre dream team il y a deux ans. Elle a pris (ou plutôt repris devrais-je dire) la plume pour un chouette texte. Heureuse d'écrire. De comprendre qu'elle en était capable. Aligner les mots sur l'écran lui avait apporté de la joie. Et à nous aussi.

En deux ans, sa vie a changé : après un master 2 en développement local et économie solidaire (sa grande fierté de 2016), elle recherche un job dans ce secteur. A bon entendeur !!!

Elle m'a envoyé cette bafouille en précisant "Ca m'a fait du bien d'écrire". Nous, ça nous fait du bien de te lire, Elisabeth. Et derrière ces phrases très personnelles, je sais que beaucoup partageront ton point de vue, ton expérience.

 

La bafouille d'Elisabeth

 

Mes JO en filigrane

Lorsqu’Eva a lancé son appel à la participation, j’ai eu flash : un verre de caïpirinha surmonté d’une tranche d’avocat ! Non, je ne me moque pas Eva, mais que c’est bon de se remémorer ces instants hilarants de la Coupe du Monde 2014 !

Puis, j’ai pensé : « Chouette, je vais pouvoir écrire, donner mes sensations sur les JO 2016 ou chercher dans mes souvenirs des faits liés aux JO d’hier et d’avant-hier. »

Comme ça, sur le coup, j’ai surtout pensé à un sweat-shirt, vert je crois, ramené au siècle précédent par mon frère aîné qui avait visité le Canada deux ans avant que le pays n’accueille la Grand-Messe du sport. Le sweat n’était pas encore le vêtement commun qu’il est devenu et nous découvrions les photos de mon frangin grâce à une visionneuse de diapos …

 

Cet été, j’avais le temps de regarder les sportifs se mesurer sur les tatamis ou les tapis, s’affronter sur les parquets, courir sur le tartan ou s’envoler dans les airs avec leur perche … Et puis, les JO c’est l’occasion de voir d’autres sports, de mettre en lumière d’autres valeureux ou malchanceux héros.

 

Mais, la vie en a voulu autrement. Après une année spéciale à plus d’un titre, j’ai fait mes valises pour trouver refuge chez une amie au grand cœur qui m’a ouvert les portes de sa maison. Ici, la brique est rouge et les toits de tuile creuse et le jardin accueillant. Alors la télé reste muette.

Reprendre pied, se reconstruire … Cela passe aussi par des nuits souvent hâchées. Tant de questions en suspens, d’incertitudes encore qui perturbent ou éloignent le sommeil. Alors, c’est la radio qui me tient compagnie.

 

Et avec le décalage horaire, que diffusent certaines chaînes de radio ? Les JO pardi.

Depuis près de deux semaines, les heures passées à gamberger sont rythmées de suspens, de bonheur, de désillusions, de commentateurs sportifs qui ne peuvent cacher leur enthousiasme ou leur déception.

Mon souvenir le plus marquant restera sans aucun doute le concours du saut à la perche. Et là, même pas besoin d’image pour en voir le déroulé. L’attente, la préparation, l’athlète qui s’envole et la barre qui retombe, ou pas. Et quoi de mieux que le son pour entendre la bronca qui a, honteusement, accompagné la dernière tentative de Renaud Lavillenie.

Espoirs et déceptions, joies et tristesse, échecs et succès, avancer ou renoncer, y croire ou se décourager … Rio 2016 a ressemblé à mes nuits … Un catalyseur de vie en quelque sorte.

 

PS : Elisabeth, je ne reviendrai pas sur ta provocation avocat-caïpi... (Je me vengerai quand même, compte sur moi). Simplement te dire : continue d'écrire.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :